[Ash'ârî] Shaykh Al Azharî - Pourquoi et Quand les Ash'arites adoptent-ils une interprétation des textes ambigus ?
Beaucoup de personnes s'interrogent sur le Ta'awil (l'interprétation), quand et pourquoi y avoir recours ? pourquoi les Khalafs (Successeurs) en ont usé alors que les Salafs (les Pieux Prédecesseurs) n'ont pas eu recours ou presque pas ?
ce sont des questions légitimes auxquelles nous apporteront des éléments de réponse par le biais des deux textes qui vont suivre Inchallah :
Pourquoi et quand les Asha'ârites font-ils le Ta'awil (interprétation) ?
" Je te donne un exemple : Il est mentionné dans le Coran et
La raison pour laquelle ils n'ont pas eu besoin de cela est due à leur éloquence et leur bonne compréhension des sens de ces expressions ainsi que du fait qu'ils soient des maîtres de l'éloquence et du langage.
Parmi les raisons également qui ont fait qu'ils se passent du Ta'awil se trouve le fait que s'est ancré en eux la croyance qu'Allah est immense, qu'aucun lieu ne peut le contenir, qu'Il ne peut être limité par le temps, et que tout ce que peut se représenter l'imagination, eh bien Allah est au-dessus, plus haut et plus exalté que cela.
Et c'est parce que le Prophète leur a enseigné : « Il n'y a rien qui Lui ressemble; et c'est Lui l'Audient, le Clairvoyant.» ce qui est devenu une base à partir de laquelle s'annule tout sens apparent qui ne sied pas à Allah. C'est pour ça que le Prophète n'a pas craint, en instituant le « Tawaf » (circumambulation) autour de
Et comme le Prophète ne craignait pas cela à leur sujet, il n'a pas non plus eu peur de s'adresser à eux par toutes sortes de métaphores, paraboles et autres expressions éloquentes, en se basant sur ce qui était ancré en eux comme « Tawhid » (Monothéisme pur) et ce qu'ils avaient appris comme Sanctification d'Allah.
Et comment pouvait-il en être autrement ? Alors que c'est eux qui ont cassé et éparpillé les corps des idoles qui étaient adorées en dehors d'Allah ! Ces corps qui étaient des dieux pour eux dans
Ils n'ont détruit ces idoles qu'après que le Tajssim (l'anthropomorphisme) se soit détruit dans leurs cœurs.
Nul doute qu'ils ont compris qu'Allah est au dessus d'être un corps habitant
Ceci dit, bien que nous soyons (toi et moi) sûrs de cela et catégoriques qu'ils comprennent de telles expressions dans un sens correct qui sied à Allah ; pourtant si l'on cherche leurs paroles expliquant cela, et si nous fouillons à la recherche d'une interprétation avec le sens dans lequel nous l'avons comprise et dans lequel nous avons affirmé catégoriquement qu'ils ont compris ce que nous avons compris, eh bien nous ne trouverons rien à ce sujet, ni dans le Coran ni dans
Les Khalafs (les successeurs) n'ont fait que démontrer ce sens correct qu'ils ont compris. Ils l'ont fait car le besoin s'en est davantage ressenti.
Ce besoin est dû à la régression de la langue et au sérieux affaiblissement de celle-ci. Ceci est lié aux conversions massives à l'Islam des non Arabes, et à la différence de leurs langues et de leurs compréhensions par rapport à la langue Arabe et aux compréhensions Arabes. C'est aussi à cause de l'apparition de la bid'â (l'innovation) consistant à prendre le sens littéral, chose qui n'était apparue ni du temps des Compagnons ni de celui des Tabi'înes (les suiveurs des compagnons).
Et si les Compagnons avaient vécu assez longtemps pour voir ce qui est apparu et avaient vu l'innovation consistant à prendre le sens littéral (des textes équivoques), ils auraient démontré les sens qui conviennent à Allah et ils se seraient évertué avec art au Ta'awil et auraient clarifié ce qu'il y a dans ces expressions littérales comme éloquence.
Malgré cela, il nous est parvenu d'eux le Ta'awil de quelques termes, (ils sont rares et peu nombreux) et il s'est avéré à travers ces exemples peu nombreux qu'ils ne divergeaient pas des Khalafs dans leur compréhension, si ce n'est qu'ils n'étaient pas contraints au Ta'awil comme l'ont été ceux qui sont venus après eux. En effet ils ne s'imaginaient pas qu'il viendrait plus tard quelqu'un qui prétendrait qu'Allah disparaitra entièrement et qu'il ne restera de Lui que Sa Face, en se basant sur le sens apparent du verset :
« Tout ce qui est sur elle [la terre] doit disparaître () [Seule] subsistera
Il ne leur est traversé l'esprit non plus qu'il viendrait quelqu'un qui prendrait le flanc dans Sa parole (exalté soit-Il) : « avant qu'une âme ne dise : «Malheur à moi pour mes manquements envers Allah. » Sourate les groupes ; V56 (en Arabe mes manquements envers Allah est exprimé par une expression qui emploi le mot flanc d'Allah) donc quelqu'un qui prétend que le flanc ici est un attribut parmi les attributs d'Allah !!
Ils n'ont pas pensé non plus qu'il viendrait quelqu'un qui prétendrait que
Et pourtant il nous est parvenu des Salafs un Ta'awil de cette expression (Harwala), qui confirme qu'ils ne fassent qu'un avec les Khalafs dans leur compréhension. En effet dans le Jami'ê d'Al Thirmidhi, il est attribué à Al Aâmach et aux Salafs, que le sens du terme Harwala ici est que si le serviteur se rapproche d'Allah par ses actes d'obéissances, eh bien Allah est plus proche de lui par Son pardon et Sa miséricorde.
Ce genre de Ta'awil était connu chez les Salafs, mais il s'est multiplié davantage chez les Khalafs à cause de leur besoin d'y recourir. Et les Khalafs n'ont rien fait de plus que de démontrer ce qu'avaient compris les Salafs et ce qu'ils savaient, même s'ils se taisaient sur ce sujet car ils n'avaient pas besoin d'y avoir recours. "
Article ajouté le 2007-02-09 , consulté 93 fois
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