« L'un de vous ne cesse de faire les actes de ceux qui sont au Paradis... » (Al Jîlânî)
Sayyidunâ Rasûli Llâh (que Le Salut et La Paix d'Allâh soient sur lui) a dit : « […] Et par Allâh, nul divinité si ce n'est Lui, l'un de vous ne cesse de faire les actes de ceux qui sont au Paradis, au point qu'il n'y aura entre lui et le Paradis qu'une coudée. Cependant, ce qui a été écrit le précédera, il fera alors les actes de ceux qui sont en Enfer, puis y entrera. L'un de vous aussi ne cesse de faire des actes de ceux qui sont en Enfer, au point où il n'y aura entre lui et celui-ci qu'une coudée. Cependant, ce qui a été écrit le précédera, il fera alors des actes de ceux qui sont au Paradis, puis y entrera. »Le hadîth est authentique (sahîh) et rapporté par l'Imâm Muhammad Al Bukhârî et l'Imâm Muslim An Naysâbûrî (qu'Allâh les agrées).
Ash Shaykh 'Abd Ul Qâdir Al Jîlânî Al Hambalî (qu'Allâh l'agrée) a dit à propos de cela :
« Al Fudayl Ibn 'Iyâd (qu'Allâh lui fasse miséricorde) avait pour habitude, en rencontrant Sufyân Ath Thawrî, de lui dire : « Viens afin que nous pleurions devant la Science d'Allâh (qu'Il soit exalté et magnifié) à notre sujet. »
Quelle belle parole ! C'est une parole d'un homme qui connaît Allâh (qu'Il soit magnifié et exalté) et qui sait les choses, à Son sujet, et au sujet de Son Agissement absolu. Mais quelle est cette Science Divine à laquelle il fait allusion ? C'est celle que désigne cette Parole Divine : « Ceux-ci pour le Paradis, et Je ne m'en soucie guère ; et ceux-là pour l'Enfer, et Je ne m'en soucie guère. »
Or Al Fudayl a regardé les deux groupes mêlés ensembles, et il ne sait pas duquel des deux il fait partie. C'est dire que les Saints ne se fient pas à ce qui est manifeste de leurs oeuvres. Car les oeuvres comptent selon ce qui est accompli à leur fin ultime. »
Il a dit aussi (qu'Allâh l'agrée) : « Ton nom est pécheur. Ton nom demain sera celui de quelqu'un qui rend les comptes, qui est interrogé. Dans ta tombe, tu es un réprouvé, tu ne sais pas si tu fais partie des gens de l'Enfer ou de ceux du Paradis. Ton issue est incertaine. Aussi, ne te fie pas à ton état. Tu ne sais pas quel sera ton nom demain. »
Source : Al Fath Ur Rabbânî du Shaykh 'Abd Ul Qâdir Al Jîlânî (qu'Allâh l'agrée).
Al Ikhwân Ut Tawhîd.
