[Shi'isme] L'avis des Imâmites sur les Ahl Us Sunnah, où la splendide taqiyah à l'épreuve du dévoilement (Al Khu'î)
Voici
les propos de celui qui a formé l'actuel Marja' d'Irâq (l'Ayato
Llâh Sistanî) à propos des non-imâmites, de leur statut et de ce
qui est permis de leur faire : Al Ayatu Llâh Al Khu'î, l'ex-grand
Marja' d'Irâq.
Avant cela, voyez ce qu'il disait dans une
parole pleine de taqiyah (dissimulation de foi), par exemple tel que
l'a rapporté Tijânî dans son livre de propagande Shi'ite « Comment
j'ai été guidé » :
« Tous
les Musulmans sont des frères qu'ils soient Shi'ites ou Sunnites,
car ils adorent un seul Dieu, sans lui associer aucune autre
divinité, ils ont le même Qur°ân, le même Prophète, la même
Qiblah. Les Shi'ites se diffèrent des Sunnites par des opinions, des
convictions, qui ne remettent nullement en cause l'essentiel de ce
que je viens de rappeler. Les Sunnites eux-mêmes connaissent des
divergences, l'Imâm Mâlik contredit l'Imâm Abû Hanîfah,
celui-ci contredit l'Imâm Ash Shâfi'î, et ainsi de suite. »
Ce
livre traduit en plusieurs langues pour la cause Shi'ite par le
gouvernement Iranien qui dit « agir pour l'Unité Islâmique »
est un magnifique condensé d'hypocrisie, de dissimulation (taqiyah)
et de mensonges en tout genre, et l'Ayato Llâh Al Khoï n'échappe
pas à la règle en la pratiquant lui aussi avec Tijânî.
Maintenant vont suivre les propos de cet Ayato Llâh à
propos des non-imâmites, lui qui disait dans l'œuvre de Tijânî
que Sunnites et Shi'ites étaient frères et que les ennemis de
l'Islâm voulaient les diviser, ces propos issus de son livre
Misbah
Ul Fuqahâ,
sont d'un contenu bien différent :
« La
signification du « croyant » (mûmin) est celui qui croit
en Allâh, en Son Prophète, au Jour de la Résurrection et aux 12
Imâms (que La Paix soit sur eux) le premier d'entre eux étant 'Alî
Ibn Abî Tâlib (que La Paix soit sur lui), et le dernier
étant Al Qâ°im, la Preuve Attendue (Al Hujjat Ul
Muntadhar), qu'Allah hâte sa réapparition et qu'il nous compte au
nombre de ses partisans et secoureurs.
Quant à celui qui ne
croit pas en un seul parmi eux, il est alors permis de le calomnier
et cela pour les raisons suivantes :
*
Premier point :
Il
est fermement établi dans les traditions, les invocations pieuses et
les invocations dans le cadre des visites pieuses, que l'on peut
maudire les opposants [1], que l'on doit les désavouer, multiplier
les insultes à leur encontre ainsi que les accusations et
incriminations, et les calomnier car ils font partis des Gens de
l'Innovation et du Doute.
Plus que cela, il n'y a aucun
doute possible quant à leur mécréance, car celui qui rejette la
croyance en l'Imâmat et celle des [12] Imâms, ne serait-ce que l'un
d'entre eux, qui croit en la validité du Khalîfa d'un autre [en
dehors d'eux], qui croit en des croyances folkloriques comme la
prédestination et autres légendes, est coupable de mécréance
(kufr) et d'hérésie (zindaqa).
Et assurément, les
récits mutawâtir et explicites indiquent clairement la mécréance
de celui qui ne croit pas en l'autorité des Imâms, ainsi que celui
qui se rends coupable des croyances sus-mentionnés et de ce qui s'y
apparente en termes d'égarement.
Et c'est ce qu'indique
également le propos suivant [de l'Imâm] tirée de [l'invocation de]
la visite pieuse Al Jâmi'ah [2] : « Celui qui ne croit pas en
vous (ou qui vous rejette) est un mécréant », ou également
le propos [de l'Imâm] suivant : « Est monothéiste celui qui
vous aura accepté », qui indique inversement que celui qui ne
vous aura pas accepté (qui n'aura pas accepté l'autorité des 12
Imâms) n'est pas monothéiste, plus encore il est un polythéiste
(mushrik), un associateur à Allah.
Et dans certains récits
relatifs à la non-obligation d'accomplir ses prières passées pour
le clairvoyant [3] il est dit : « L'état dans lequel tu étais
(Musulman non-imâmite) était beaucoup plus grave que les prières
que tu as délaissé. »
Et dans un certain nombre de
récits il est également dit : « Celui qui s'oppose à
nous, nous autres Gens de la Maison (Ahl Ul Bayt), est pire qu'un
juif ou un chrétien, et représente une souillure pire que le chien,
et pourtant Allâh (qu'Il soit exalté) n'a pas crée une créature
plus souillante que le chien, et celui qui se dresse devant nous,
nous autres Ahl Ul Bayt, est une souillure bien plus pire que le
chien. »
Et de toute évidence, la licéité du fait
de médire est une question de moindre importance comparé aux
questions relatés ici. Et sans aucun doute, tu sais que la médisance
(al waqî'at) sur les innovateurs et les égarés est permise, et la
médisance (al waqî'at) ici est la médisance (al ghîbat). Oui, la
Jurisprudence Islâmique s'applique sur certains d'entre eux
concernant certaines questions religieuses, pour nous faciliter les
choses et d'éviter de faire couler le sang [4].
*
Deuxième point :
Les
opposants, dans leur ensemble, [sont connus] publiquement et
ouvertement pour leur perversité, du fait même de la caducité de
leur œuvres, comme cela est relaté par des récits concordants. Ils
sont même entâchés de ce qui est pire que de la perversité, comme
tu le sais. Et nous traiterons (dans la suite de l'ouvrage) du cas du
pervers qui s'affiche (dans ses perversions) en public et de la
licéité de médire sur son compte.
*
Troisième point :
Ce
qui ressort des versets et des récits, c'est l'interdiction de
médire sur son frère croyant. Or, il n'y a aucune fraternité,
aucun pacte entre nous et les opposants.
Et c'est
également le sens dans l'absolu des récits sur la médisance. Non
pas sous l'angle de l'absolu rapporté à ce qui le limite (al
muqayid : c'est une règle technique de Usûl Ul Fiqh), car il
n'y a aucune contradiction entre eux, mais plutôt (sous le rapport)
du jugement religieux (al hukm) en relation avec son sujet. Ce
qui en apparence ressort de ces récits rapportés sur l'explication
de la médisance (versets et récits compris), c'est que
l'interdiction en est limité au croyant uniquement et nous
développerons tout cela [par la suite]. Et ces récits sont une
précision de la portée de l'absolu [dans cette question relative à
celui dont il est fait objet d'interdiction de la
médisance].
Comprends donc ! Et il a été rapporté du
Muhaqiq (le vérificateur : titre honorifique attribué à un
spécialiste dans le domaine de la vérification des informations) Al
Ardabilî l'interdiction de médire sur les opposants, mais il n'a
rien rapporté qui puisse convaincre.
* Quatrième point :
Perpétuer
une tradition perpétuelle entre la masse des Shi'ites et leur
Savants, en ce qui concerne le fait de médire les opposants, et plus
encore les insulter et les maudire en tout lieu et à toutes les
époques. Al Jawâhir (il s'agit d'un ouvrage de fiqh de référence
chez les Imâmites) précise même que la licéité et l'autorisation
(de ces actes) est une darârah (ce que chacun, jeune ou vieux, se
doit de savoir à propos de sa religion). »
Comparez entre ce qui est fourni aux personnes à convertir (dans le livre Comment j'ai été guidé) et ce qui est contenu dans son livre de fiqh Misbah Ul Fuquhâ qui, bien sûr, n'est pas traduit en plusieurs langues et n'est pas fourni à la masse des Musulmans. Comparez et faites la conclusion...elle est criante de vérité...
Notes :
[1] Al Mukhâlifûn : par ce terme les Imâmites désignent les non-duodédimains en général et les Sunnites en particulier.
[2] C'est le nom d'une formulation d'invocation liée à une visite pieuse chez les Shi'ites Imâmites.
[3] Al Mustabsir : pour les Imâmites, c'est celui qui en se convertissant à l'Imâmisme, a trouvé la Guidée. Ici il s'agit de la question de savoir si un nouveau converti à l'Imâmisme qui était auparavant dans une autre voie Islâmique (selon la définition de l'Islâm faite par les Sunnites, car aux yeux des Imâmites, il n'y a d'Islâm que dans l'Imâmisme) doit refaire ses prières qu'il effectuait dans son état de non-imâmite.
[4] La Jurisprudence Islâmique facilite ici aux Imâmites qui sont mélangés aux impurs non-imâmites de pouvoir s'attaquer aux non-imâmites sans pour autant les tuer, car les tuer alors que les Imâmites se trouveraient en territoire non-Imâmite seraient une menace pour l'intégrité des Imâmites. Ainsi donc la calomnie des non-imâmites lorsque l'on se trouve dans leur territoire est une alternative issue de la miséricorde de la Sharî'ah permettant à tout Imâmite qui se respecte de faire son devoir d'attaque des non-imâmites...Innâ li Llâhi wa innâ Ilayhi râji'ûn...
Qu'Allâh préserve nos cœurs de l'égarement et de l'hypocrisie et des ruses du diable, qu'Il nous donne la victoire sur les Ahl Ul Bid'â et fasse triompher la vérité sur le mensonge. Allâhumma Âmîn.
Al Ikhwân Ut Tawhîd.
